Le 5 décembre 2002, sur le quai Branly à Paris, fut inauguré le mémorial national dédié à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Ce faisant, l’Etat exprimait la reconnaissance de la nation envers celles et ceux de ses enfants qui avaient péri au nom de la France.
Cette inauguration constitua un moment décisif de la reconnaissance d’un événement que l’on pouvait enfin officiellement qualifier de « guerre ». La deuxième étape logique de ce processus doit aboutir à une journée commémorative dédiée à la fin de la guerre d’Algérie. Cette date doit être celle qui mit un terme officiel aux combats, comme ce fut le cas pour l’armistice du 11 novembre 1918 et pour la capitulation du 8 mai 1945. Par le décret n° 2003-925 en date du 26 septembre 2003, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait fixé cette journée au 5 décembre, en dépit de l’opposition de l’immense majorité du monde combattant. Nous proposons donc que le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu, soit officiellement reconnue comme la seule date qui fasse sens, et qui de ce fait puisse être retenue afin de commémorer officiellement la fin de la guerre d’Algérie. D’autres Régions nous ont d’ailleurs devancées en ce sens : l’Aquitaine, le Centre, Midi-Pyrénées, la Bretagne, la Bourgogne. De très nombreux anciens combattants d’Algérie attendent cette décision, et L’Ile-de-France ne saurait prendre plus de retard en la matière.




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