Le Parisien Yvelines (1er octobre 2007) : Le PS en ordre de bataille
« Dans les Yvelines, il y a des villes difficiles à prendre » , prévient Patrick Malivet, qui s'éloigne lui-même de ses terres de Bois-d'Arcy pour se présenter contre la droite à Plaisir. « Mais qui aurait dit qu'un jour on gagnerait à Paris ? »
Quatre villes de droite gagnables. Les ambitions restent modérées. Les Yvelines sont traditionnellement ancrées à droite. Et aux législatives de juin dernier, la gauche n'avait pas réussi à rafler un seul siège à l'Assemblée nationale. L'opposition espère conquérir en 2008 quatre villes. Deux anciens fiefs de gauche tombés en 2001 : Les Clayes-sous-Bois (ex-ville PC) et Plaisir (perdue par le sulfureux maire socialiste Jacky Lecourtiller). Et deux communes plus anciennement à droite : Poissy et Carrières-sous-Poissy.
Des argumentaires très locaux. Pour les municipales, l'accent est mis sur les problématiques locales. Jean-Michel Gourdon, 54 ans, attaque d'entrée sur ce terrain aux Clayes-sous-Bois : « L'aménagement a été mal conçu et il y a aussi des carences sur le plan de la jeunesse et des solidarités dans la politique de la maire actuelle (NDLR : Véronique Cotté-Millard, UMP) . »
Patrick Malivet, 51 ans, met aussi en avant les sujets locaux de Plaisir : intercommunalité, doublement de la D 30, transports et logement social. Mais, surtout, il compte sur un vrai terreau favorable. « La ville est historiquement à gauche, confie-t-il. Ce sont les militants qui sont venus me chercher pour mener la bataille. »
L'UMP affaiblie à Poissy. A Poissy, la personnalité de Frédérik Bernard, 53 ans, conseiller municipal d'opposition, ne transcende pas les foules. « Ce sont mes ennemis qui disent que je n'ai pas de charisme, se défend-il. Je travaille depuis longtemps sur la ville et je connais ses problèmes. » Mais ce sont surtout les démêlés judiciaires du maire UMP sortant, Jacques Masdeu-Arus, qui pèseront en sa faveur. Celui-ci a été condamné en décembre dernier dans une affaire de corruption. Il sera rejugé en appel en avril. Carrières-sous-Poissy est laissé à Eddy Aït (PRG), 32 ans, dans le cadre d'un accord.
Des maires PS sereins sauf à Mantes-la-Ville. Il y a sept maires sortants parmi les candidats PS désignés (lire ci-contre) . Ils ont tous de bonnes chances de rester dans leur fauteuil. Un seul cas a été pudiquement passé sous silence samedi, celui d'Annette Peulvast-Bergeal, l'actuelle maire PS de Mantes-la-Ville. Elle doit affronter la concurrence de son propre directeur de cabinet et d'un de ses adjoints. « Sa majorité est vacillante, explique Patrick Malivet. Il faudra mettre en place des alliances locales. » Les militants choisiront leur favori à la mi-octobre.
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